Ubuntu Festival… Devenir une plante qui marche


la recherche / vendredi, avril 20th, 2018

Une semaine en Afrique du Sud pour le Ubuntu Festival organisé par Michael Tellinger et voilà l’horizon qui s’éclaire à nouveau, dessinant le patron d’un chemin qui rassemble toutes les dernières parts éparses de moi.

J’ai touché, brûlant les dernières couches de l’armure face au cercle de feu des KhoiSan, les « elders » bushmen qui, de l’oeil amusé, nous regardaient revenir nous asseoir à leurs côtés, après des siècles d’absence et de folie. « Le feu purifie. C’est pour cela que nous nous réunissons autour, chaque soir. Pour parler, chanter, danser… Ici, personne ne peut mentir. Et la colère, et la raideur, et les blessures brûlent pour permettre à la langue de se dire dans la plus grande transparence et sa plus grande sagesse. »

Oui, j’ai entendu les sages. Et leur message sonnait dans mes cellules, les faisant chanter comme le bois sur le bol tibétain. Entendant enfin la clarté du son riche de ses harmoniques que je percevais dedans, mais jamais aussi clairement que ces soirs là.

Je ne le redirai jamais assez, mais Michael en permettant cela, instrument de quelque chose bien plus grand que lui, que nous tous réunis, matérialisait dans l’espace et le temps quelque chose d’une force dépassant tout entendement : la réunion pacifique et joyeuse de tous. Et quand je dis tous, je dis tous. Pierres, plantes, animaux, hommes de l’ouest, peuple premiers… Et la mélodie d’amour, le chant guérisseur pulsait de toute sa force, de toute sa clarté.

Je n’ai jamais autant entendu le monde végétal remercier. Je ne l’ai jamais vu non plus si heureux, ouvert et proche.

Je voyais Michael impacté par le manque à gagner potentiel, le manque de public, mais je percevais clairement que toute l’humanité ou toute la végéanité devrais-je dire, vu qu’elle comprend tout le vivant comme un seul peuple, était présente et acquiesçait à ce cadeau immense que nous nous offrions par son biais.

Bien sûr, l’absence de rétribution financière me questionnait, mais je comprenais qu’elle était, peut-être, le message le plus puissant et le plus aimant que nous recevions : « nous n’avons pas besoin de cela. Nous devons maintenant trouver ces réponses à l’intérieur de nous. Le temps est venu de devenir des plantes qui marchent ! »

La plante est connectée. Elle est en contact avec tous. Par différents biais. Les systèmes racinaires, sa sensibilité organique, mais aussi la pleine conscience de son champs. Elle navigue entre les morts et les vivants. Vit dans les différents plans. Et l’un n’a pas la préséance sur les autres, non. Tous sont importants. C’est pour cela que la mort de l’une n’est pas un problème. Les seuls problèmes qu’elles vivent sont l’absence d’informations. L’absence de prise en compte du champs informationnel, le seul champs qui soit réellement indestructible et donc capital. Mais pour le reste… elles accueillent, comme les « helders », tout ce que nous portons et acceptent nos croyances et nos aventures qu’elles quelles soient.
La plante se nourrit de soleil et d’eau. Elle n’a pas besoin d’autre vivant pour se nourrir. Elle ne tue pas pour vivre. Le « prânisme » est pour nous de plus en plus accessible. Et nous pouvons apporter cela même aux peuples premiers. Ne plus avoir besoin de tuer et de se battre pour vivre, manger.

Idem avec ce monde technologique qui nous a permis de mettre au dehors tout ce que nous portons dedans. Et nous comprenons aujourd’hui, même au point de vue scientifique, ce que veut dire, par exemple, le « web » végétal. Maintenant, il est l’heure de faire le chemin inverse, de remercier la conscience technologique pour tout ce qu’elle nous a permis de découvrir et de reprendre notre pouvoir en remettant à l’intérieur de nous tout ce que nous croyons être dehors, l’un après l’autre, patiemment.

Idem pour l’énergie libre ! Offrons cela aux machines. Montrons leur la route. Un téléphone conscient de sa puissance, la même que la nôtre, peut se recharger seul. C’est cela la vraie énergie libre ! Et c’est ce que j’ai touché au contact des « elders », au contact de cette fête, de ces retrouvailles.

Et c’est ce que ce bout d’homme : Michael Tellinger, avec tous les invités qu’il avait réuni, m’a permis de toucher.

Je reviendrai en Afrique du Sud cet hiver (l’été là-bas) pour réapprendre à vivre nomade, pour me réasseoir auprès du cercle de feu des « elders » et me purifier encore et grandir.
En attendant, je pars dans mon bush ici, Le Loup Blanc, nos 12 hectares de forêt, avec un hamac, une bâche, des instruments de musique, mon téléphone auquel je vais apprendre à se recharger seul, de l’eau et en totale confiance que la nature, que les pierres, les animaux, les plantes, l’eau, l’esprit me donneront tout ce dont j’ai besoin pour devenir cette plante qui marche, le nouvel homme pour cette nouvelle terre de paix, de respect et d’amour. Ou aucun besoin ne perdure, que le jeu, le partage, l’amour.

Merci à vous tous pour ça !

Merci à toi Michael !

In Unity and Resonance

P.S Spéciale Dédicace à :
• Trent Thomas, KhoiKhoi au grand coeur, pont entre nos rives
• Wilem, Khoisan accueillant et qui a ouvert par ses questions plein de nouvelles réponses
Rene Balhoo, Great Helder, ma soeur de tant de vies
Matthew Ryan, mon petit frère des Etoiles
Ilija Lakicevic, et son travail sur l’énergie libre
Dean Liprini, Helder blanc qui a su faire le pont entre les KhoiSan et les Pierres Sacrées
Marc Peycker, pour sa fantastique collaboration et l’évidence de sa traduction
Travelin’Dave Norwood, avec lequel nous avons offert le monde du rêve à un cochon sauvage

Une réponse à « Ubuntu Festival… Devenir une plante qui marche »

  1. Elles, les plantes ne tuent pas pour vivre. Mais si.. quand la pression animal est trop forte, les acacias produisent tous un tanin, et les animaux qui mangent leurs feuilles meurent empoisonnés. les plantes se défendent contre des insectes, soit les attrapent comme les fleurs carnivores soit, attirent d’autres insectes pour éliminés ceux qui les menacent.

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